Le piratage SEO, souvent appelé « spam de mots-clés japonais » (Japanese keyword hack), consiste à injecter sur un site compromis de nombreuses pages ou articles remplis de mots-clés commerciaux – fréquemment en japonais, d’où son nom – accompagnés de liens vers des produits contrefaits ou des sites frauduleux.
Pourquoi cette attaque cible spécifiquement le référencement
L’objectif n’est pas de nuire directement au propriétaire du site, mais de profiter de son autorité de domaine existante aux yeux de Google pour faire remonter des pages de spam dans les résultats de recherche. Les pages injectées sont souvent invisibles pour un visiteur classique (via du cloaking, un contenu affiché différemment selon que le visiteur est Googlebot ou un humain), ce qui retarde leur découverte par le propriétaire du site.
Comment détecter un piratage SEO
- Recherche
site:votredomaine.comsur Google faisant apparaître des pages inconnues, souvent en langue étrangère - Alerte de la Google Search Console signalant du contenu trompeur
- Chute soudaine du trafic organique, Google déclassant le site une fois le spam repéré par son algorithme
- Fichiers ou tables de base de données récents et inconnus dans l’installation WordPress
Comment nettoyer et éviter la récidive
- Nettoyer intégralement les pages injectées, y compris celles non indexées mais déjà présentes en base de données
- Vérifier la Search Console pour repérer l’étendue réelle de l’indexation frauduleuse
- Corriger la faille d’origine (souvent un plugin obsolète) avant remise en ligne
- Demander une réévaluation à Google une fois le nettoyage confirmé, pour accélérer le retour à un référencement normal